CAP21 lab

Information

Energie

Ce groupe a pour but de conduire une réflexion scientifique , technologique, économique, sociale et sociétale dans le domaine de l'énergie. Il abordera naturellement tous les aspects et proposera des solutions .

Site Web : http://cap21lab.ning.com/group/energie
Membres : 15
Activité la plus récente : 21 Juin

Périmètre de réflexions et d'actions du groupe thémaique "Energie"

Ce groupe de travail est mené dans le cadre d’un parti politique. De ce fait, notre démarche doit permettre de faire des propositions politiques nous permettant de sortir en douceur de l’impasse énergétique et climatique dans laquelle le monde industrialisé s’est enfoncé.

Bien qu’il constitue un des éléments constitutif du programme CAP 21 en cours de rédaction et qui doit être finalisé en novembre 2008, l’objectif du groupe doit être plus large et doit s’inscrire dans la durée afin de devenir un lieu de réflexions commun aux adhérents et militants de CAP 21.

Notre responsabilité est de faire un premier audit de la situation actuelle et de mener une analyse prospective de l’évolution des besoins énergétiques futurs au niveau mondial, européen et national.

Cette étude prospective me semble être obligatoire afin d’être capable d’apporter des réponses adaptées aux évolutions les plus probables.

Il nous faut, dans un premier temps, établir des critères d’évaluation crédibles et incontestables des politiques énergétiques.

Nous devons ensuite évaluer les différents scénarii énergétiques possibles et proposer des solutions viables, crédibles en évitant toute utopie (utopie technologique, utopie économique, utopie écologique …)

Il nous faudra également prendre en compte les actions à mener par les collectivités territoriales, nationales, européennes (urbanisme, schéma directeur, Scot …) .

Il sera également important d’évaluer l’impact des différents scénarii tant sur le climat, les pollutions locales, les ressources énergétiques, la sécurité d'approvisionnement …

Nous devrons en permanence nous rappeler que nous devons partir du besoin (de l’usage) et analyser comment nous pourrions passer du consumérisme à l’usage, au service ....

Il sera dans un premier temps nécessaire de nous doter d’une base commune de connaissances afin de bien s’entendre sur la terminologie employée par les différents membres du groupe de travail. Ceci nous conduira à établir un glossaire commun (actuellement proposé par JG ) sur les éléments de base : énergie primaire, vecteur énergétique, rendement, énergie utile, tonne équivalent pétrole …..

Ce glossaire devra également rappeler les différentes unités utilisées et leur correspondance afin de s’assurer que chaque membre du groupe de travail possède bien la même définition.

Il nous faudra faire des propositions politiques et décrire les orientations à prendre et les initiatives à soutenir en prenant en compte tous les paramètres : sociaux, sociétaux, économiques, écologiques, durabilité …

Je propose que chaque membre complète cette proposition de périmètre d’action et de réflexion afin de définir, ensemble, les objectifs.

Mon objectif est que notre groupe apporte à CAP 21 une expertise dans le domaine de l’énergie applicable à notre programme, à notre communication mais aussi aux élus CAP 21.

Dominique Lemoine

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DELAHAYE Commentaire par DELAHAYE le 20 Février 2009 à 11 49
comme proposition pour ma part :
_ je pense qu'il faut diminuer l'importance et la dépendance du pétrole dans notre société, et pour ce qui concerne la voiture, l'éléctricité n'est pas une solution en plus, çà va accroître notre besoin de nucléaire, je crois que pour la voiture l'éthano de bettrave (voir http://www.toutelagriculture.fr/le-portail-de-lagriculture/junior-agriculture/lactus-junior/betterave/ et http://www.lesucre.com/article.php?id=180) pourrait déjà faire baisser notre besoin d'essence mais aussi et surtout, si la france se met en première ligne de production dessus, cela pourrait offrir un nouveau souffle à l'agriculture française, voir européenne...nous créérons ainsi de l'or rouge !
_ Obliger plus les personnes à faire leur tri sélectif, en pesant leur ordure et instaurer une taxe selon le poids: pour une personne, tant de kilos "gratuits" d'ordure, mais au-delà d'un certain seuil, taxé à chaque kilo supplémentaire...et çà au prorata du nombre de personnes au foyer, sans oublier les entreprises et les collectivités publiques qui abusent autant au niveau du papiers, de la lumière, des ordinateurs qui ne sont jamais éteints...car pour eux, l'électricité n'a pas de coût, et bien je ne vois pas pourquoi, le particulier doit faire attention, les collectivités, entreprises, Sénat, assemblée nationale, qui que ce soit, il n'y a pas de double vitesse face à la planète ! C'est au directeur, ou DRH, de faire respecter ces lois, sous peine de sanctions...à savoir lesquelles ?
L'écologie a souvent été considérée comme une option, alors que çà doit être l'essentiel, la base, et si la masse ne le saisit pas par l'information, il faut qu'elle soit plus contrôlée comme l'Allemagne qui a toujours des trains d'avance sur nous...Néanmoins, il faut aussi faciliter l'écologie, comme tout à l'heure pour le tri sélectif, les ramassages de poubelle comme de verres, de plastiques et de papiers doivent être aussi réguliers et accompagnés d'une poubelle spécifique, toutes les communes n'ont pas encore mis en place ce système, alors le fait de se déplacer en voiture ou à pied pour faire son tri, çà devient plus que contraignant (si un truc se renverse, bonjour la propreté !)...
_ Je pense que si ces deux propositions seraient déjà tenues, çà serait déjà un mieux!
et puis, faire acheter à tous que des ampoules à économie d'énergie...moyennant peut-être au moins une déduction d'impots, si les personnes remettent leur maison au point, çà peut grimper en prix,mais c'est un geste citoyen et si çà peut nous faire des remises d'impôts...
dominique lemoine Commentaire par dominique lemoine le 1 Août 2008 à 10 40
Réponse à Christian C sur les réseaux et le solaire à concentration.

Pour être efficace, le solaire à concentration doit être installé sur des sites à fort ensoleillement ce qui nécessite des transports d'électricité sur de longues distances.

Deux problèmes se posent alors : la perte principalement par effet Joule et la stabilité des réseaux.

Pour répondre à ces deux critères, nous ne pouvons pas utiliser les réseaux alternatifs. Les réseaux les plus stables et les moins dissipatifs à très haute tension pour de la longue distance sont des réseaux CC. Ils permettent une perte de moins de 3% pour 1000 km, les prochaines technologies permettront des pertes inférieures à 1%.

Il faut alors ajouter les pertes de conversion au départ et à l'arrivée ce qui nous donne actuellement une perte de l'ordre de 10% pour 3000 km, ce qui semble économiquement supportable (en sachant que d'importants gains sont encore possibles).

Concernant la stabilité, le problème de l'interconnexion des réseaux est que si un réseau s'écroule dans un endroit, c'est l'ensemble du réseau qui peut s'écrouler (ex de ce qui est arrivé en Italie l'année dernière et qui pourrait être généralisé à l'ensemble de l'Europe si toute l'Europe est interconnectée).

D'où la nécessité d'avoir des lignes dédiées aux transports longues distances et d'autres à l'alimentation plus localisée.

Cordialement
dominique
Jacques G. Commentaire par Jacques G. le 29 Juillet 2008 à 10 21
Bonjour Dominique, bonjour à tous,

sur les groupes de discussions, je suis d'accord avec ta remarque. N'ouvrons pas 8 discussions Glossaire, une suffira et l'on y améliorera de manière itérative les 8 fichiers .DOC qui comprendront chacun une famille de terme.

Concernant la production de H2 avec les CSP (Solar Conc. Power), j'ai le souvenir une analyse comparative qu'a faite une collègue sur un transport H2 ou un transport cable, et son calcul cable s'averait plus intéressant. Sur les moyens de production/transport d'énergie, je te laisse très volontiers la main et je suis très proche de mon incompétence. Des fiches de synthèses par techno nous aiderait tous...

Je suis 100 % d'accord avec toi, éff énergétique concerne les "Energy Converting Technologies" essentiellement entre Eprimaire et Efinale, dans une certaine mesure les "SPT: Service Providing Technologies" entre l'Efinale et l'Eutile.


Negawatt
tu proposes :
Les Négawatts consistent à voir si le service demandé est bien nécessaire et savoir si on peut s'en passer (ce qui conduit à ne pas utiliser d'énergie).

Que dit l'assoc.
http://www.negawatt.org/ : Si on regarde leur graphique, il y a trois composantes Sobriété, Efficacité, Renouvelable.

Je trouve cela fort que renouvelable soit mis du coté negawatt. Pour valoriser des sources renouvelables, il faut utiliser de l'énergie pour les technologies. Pour moi, renouvelable ou non, c'est toujours de la production (càd de la transformation de la nature)

Avec de telle fiches sythétiques, nous pourrons sans dogmes parler de l'avantage des solutions, qu'elles soient centralisées ou décentralisées et les comparer les une au autres en fonction de cas de figure.

Je propose que nous regardons du coté des définitions communautaire. Il y a l'URE, EE, SER:
Rational Use of Energy (RUE)
Energy Efficiency (EE)
Renewlable Energy Source (RES)

Entendons nous sur le terme URE : Utilisation rationelle de l'Energie pour ce que tu appelles "Négawatt" , comme beaucoup et qui ne correspond pas à la définition proposé par l'assoc du même nom.

Est ce OK avec "Utilisation Rationnelle de l'Energie" ? , cette définition n'étant pas connoté moralement et l'on note bien que l'on doit se poser la question suivante : "dois-je améliorer mon environnement -utiliser de l'energie pour isoler ma maison- ou utiliser de l'énergie directement pour chauffer.
"sobriété" peut sembler être lui connoté moralement : j'ai fait rire à éclat en demandant à une collègue polonaise de traduire "Utilisation sobre de l'énergie", tellement le mot "sobre" est chargé en Pologne !
Un entre deux ? Utilisation raisonnable de l'Energie ? La aussi, que veut dire raison ?

Est-ce que "Utilisation Rationelle de l'Energie" vous va ? Est-ce suffisant ?
dominique lemoine Commentaire par dominique lemoine le 28 Juillet 2008 à 18 31
Suite au billet de Jacques G., voici quelques remarques et compléments.

Ma dernière discussion a porté sur l'électricité pour apporter des informations complémentaires à ceux donnés par Bertrand R. sur le solaire à concentration qui constitue, sous certaines conditions d'ensoleillement, une réponse très pertinente pour la fabrication centralisée d'électricité de masse disponible 24h/24h.

Cette technologie peut également permettre, par cogénération, de fabriquer de l'H2 par électrolyse haute température (sans émission de GES) et participer à la désalinisation de l'eau de mer.

Mais c'est bien entendu une analyse plus large qu'il faut mener dans le cadre de ce groupe de travail.

Concernant l'énergie centralisée ou non, il faut prendre en compte l'usage et la réponse est différente si l'on doit alimenter une mégapole de plusieurs millions d'habitants (mégapoles qui risquent d'exposer en nombre d'ici 2050 selon les analystes) ou si l'on se situe dans l'alimentation d'une ville ou d'un village.

La fabrication d'électricité décentralisée permet de diminuer les pertes liées aux transports mais ne présente pas obligatoirement des rendements globaux performants. Il faut donc analyser chaque cas pour déterminer le système le plus optimum en terme d'efficacité.

Pour le transport d'électricité haute tension sur longue distance, les pertes globales sur 3000 km sont évaluées à 10%. Selon certaines études, ces pertes pourraient être ramenées dans un avenir proche à moins de 5%.


Pour moi, efficacité énergétique et négawatt (qui je l'avoue est un terme horrible) ne sont pas la même chose. Il faut donc que l'on s'accorde effectivement sur la terminologie à retenir.

Pour moi, l'efficacité énergétique c'est rendre un service avec la plus faible dépense énergétique (en utilisant des systèmes à haut rendement). Les Négawatts consistent à voir si le service demandé est bien nécessaire et savoir si on peut s'en passer (ce qui conduit à ne pas utiliser d'énergie). Définition à voir ...

Pour le logo, c'est effectivement dommage qu'il soit trop petit pour être complètement visible car il représente de manière très synthétique et imagée les différentes sources d'énergie primaire : éolien, solaire, minerai, hydrocarbure, hydraulique ....

Je suis ok pour que l'on constitue un glossaire donnant un référentiel commun. Pour les groupes de discussion, je ne suis pas convaincu qu'il faut en ouvrir autant. Je réfléchis et donne très rapidement mon point de vue sur ce point.

Cordialement
dominique
Jacques G. Commentaire par Jacques G. le 28 Juillet 2008 à 12 40
Bonjour à tous,

PLAIDOYER POUR TRAVAILLER ENSEMBLE AU GLOSSAIRE !


La lecture des messages précédents de Dominique L et Christian C. m’incite à pousser avec vous le travail du glossaire.

Vos mails nous ramènent à l’électricité, qui est vrai, même s’il représente moins du ¼ de l’énergie commerciale consommée, est très présent.
Qu’est ce qui caractérise l’elec ?
- c’est non stockable (pas de solutions économiques aujourd’hui et donc il y a un problème permanent d’équilibre offre demande, à la seconde…
- cela se transporte assez loin avec perte effet joule et de conversion et les équilibres offre-demande peuvent être envisager au niveau national voire continental avec malgré tout des sujets de limitation de capacité de réseau à surveiller.

J’ai revu donc l’initulé du 6ième paquet du glossaire en conséquence:
6_Transports et stockages d'énergies : le transport et le stockage d'énergies, en particulier l'électricité.

A chacun de nous de prendre un paquet du glossaire avec lequel il se sent à l’aise et à commencer à écrire. Si nous ne faisons pas cet exercice, ensemble nous allons perdre notre temps, j’en ai peur.

Dominique L écrit :
« Il existe cependant des solutions de transport de très fortes puissances qui permettent le transport sur de longues distances avec de très faibles pertes (de l'ordre de 3% pour 1000 km). Ces solutions de transport nécessitent cependant des systèmes de conversion à chaque extrémité ce qui diminuent les rendements globaux. »
Voilà des informations à mettre dans un glossaire. Trois données chiffrés serait intéressants : les rendements des réseaux actuels, les rendements avec les « Best Available Technologies » et les rendements des BAT à l’horizon 2020


Electricité : centralisé vs décentralisé

Avant de prendre des positions fortes sur l’une ou l’autre –je rappelle à tous que le solaire thermodynamique ou concentrateur est du centralisé au même titre d’une centrale charbon ou nucléaire- essayons de mettre à plat l’ensemble des caractéristiques des techniques proposées.
J’ai proposé à cet effet deux paquets de glossaire
3_Conversions énergétiques centralisées les technologies de conversion énergétique centralisée (primaire->finale)
4_Conversions énergétiques décentralisées : les technologies de conversion énergétique décentralisée (primaire->finale)

Que devons nous y présenter :
Puissance par unité
Production installée
Rendement Efinale/Eprimaire (pour combustibles fossiles)
Autres indicateurs pour renouvelables et nucléaire (vue que Ef/Ep est une convention, n’apporte donc rien au discours)
Cout invest, C maintenance
Durée de vie

CaractéristiqueS (suivi de courbe de charge, contenu CO2, type de risques, EROI, ACV, etc …)

La prédominance actuelle de la production centralisée (invention d’Edison fin du 19ième) est claire en Europe. Les productions centralisées et décentralisées cohabiteront pendant longtemps, même avec un développement exponentiel (encore inexistant) de production décentralisée ! Des réseaux d’électrons seront encore construits, par milliers de kilomètres. C’est lorsque j’ai abordé la notion de « résilience des systèmes» (http://liberte-egalite-fraternite.hautetfort.com/archive/2008/07/16/durabilite-et-energie.html) que mon opinion s’est mis à évoluer. Mettons tous les chiffres à plat, et sans a priori, comparons les risques et voyons ce que nous proposons à notre société de porter. (risque 0 étant une dangereuse utopie)


Proposition : utilisons Efficacité énergétique et non Négawatt, mais… efficacité=rendement ne veut pas dire rationalité !!

J’ai personnellement beaucoup de mal avec la notion de Négawatt. Cela revient à mettre au milieu le marché de l’énergie finale électricité. D’un côté les producteurs, de l’autre les consommateurs.
C’est à mon avis une vision trop manichéenne qui ne permet pas d’avancer.
Pourquoi ? En renvoyant dos à dos les producteurs et les consommateurs, on ne fait que répéter les schémas qui nous font économiquement et socialement du mal. On oublie de dire que chacun d’entre nous est trois : producteur, consommateur et citoyen.
En opposant les trois, on donne une position centrale au marché de l’énergie finale qui montre par tant d’aspects ces limites. Les équilibres offres/demandes, les spéculations (anticipation comme nous le rappelle Dominique B) tirent les prix dans un sens ou l’autres, les prix étant un double signal pour la production (produire plus) et pour la consommation (consommer moins). En ce qui concerne ce marché, le citoyen devra, très vite revisiter ce marché afin de mettre en évidence les déséquilibres structurels (je vous revois à la lecture de B. Dessus ou encore Von Weizäcker)
Pour terminer, la course au rendement peut ne pas être rationnel. Un exemple, A quoi cela sert de doubler le rendement d’une cellule photovoltaïque si le coût est triple !

Je vous propose d’aborder le sujet autour du glossaire et du cinquième paquet.

5_(titre à trouver) : les technologies de "fourniture de services" (finale->utile) (si vous avez un autre mot qui traduit mieux Service Providing Technologies) !!


Energie et Prospective

Dominique a écrit :
« Dans notre groupe de réflexion, il sera nécessaire de faire des propositions. Parmi celles-ci, il me semble important de pouvoir statuer sur :
- quelles sont les évolutions de la demande énergétique qu'il faut accepter sur la période 2008/2050 (où sont les économies pour limiter les explosions énergétiques envisageables malgré les bonnes résolutions européennes ?)
- comment promouvoir la décroissance énergétique et l’efficacité énergétique (par l’incitation, par la contrainte ?)
- quel bouquet énergétique envisageons nous de développer (quel niveau de R&D faut-il soutenir pour les développer ?)
- par quels moyens envisageons-nous d'assurer notre indépendance énergétique
- que faut-il attendre des collectivités locales ?
- quelles modifications de valeurs sociétales faut-il promouvoir (comment, à quelle vitesse ?) »


Oui, c’est clairement question que nous devons nous poser. Je propose que nous nous les posions dans la 7ième partie du glossaire et 8ième partie du glossaire
7_durabilité et énergie : Cela veut dire quoi pour nous ?
8_mode d'évaluation de technologies énergétiques (énergétique, écologique, sociale, économique)

J’ai une remarque sur un terme. Je propose que nous utilisions le terme descente énergétique, plutôt que décroissance, moins « pollué » idéologiquement à mon avis. (http://transitionculture.org/2006/05/02/what-exactly-is-energy-descent/)



Et pour finir, merci à Dominique L. pour le logo du Groupe « Energie » que je trouve bien même si je ne vois pas tous en détails.

Si vous êtes d’accord, pourquoi, n’ouvrons nous pas 8 discussions, une par thème de glossaire que je vous propose. Merci de réagir afin que je le fasse (ou non !)

JG
Jacques G. Commentaire par Jacques G. le 28 Juillet 2008 à 11 44
A Christian C qui se demande :
« Il existe déjà un reseau electrique, on pourrait s'en servir pour injecter l'electricité obtenu par les centrales solaire que nous présente Bertrand. »
JG :
Il y a des problèmes de capacité des réseaux de transport. En Allemagne eON a annoncé sa volonté de se retirer de l’activité de transport d’énergie (en France RTE). Certains murmurent que c’est à cause de l’arrivée massive de l’éolien Offshore au nord de l’Allemagne qui va demander des investissements colossaux dans les réseaux pour pouvoir transporter l’énergie du Nord au Sud. L’objectif 2020 de 30% de renouvelables en élec semblent atteignables, le gros problème reste le transport des électrons.



A Christian C qui se demande :
« Décentraliser la production demande une autre forme de gestion : pourqoui demander à EDF de s'occuper uniquement du transport et créer des structures publique ou semi-publique pour la production ? »
JG :je ne comprend pas la question : pour voir ce que EDF fait, voir edf.fr et http://groupe.edf.com/accueil-com-fr/presentation-du-groupe/activites-95020.html
Il y a des activités (régulés= monnopole naturel) de transports d’électrons (filialisé RTE) de distribution d’électrons (ERDF) et des activités dérégulées : Production, Commercialisation et Négoce. Cela est la conséquence des directives européennes.
Il y a un grand absent dans ces directives : le territoire et sa résilience, mais cela mériterai de s’y attarder. Cela sera pour plus tard, posons d’abord ENSEMBLE tous les termes dans le glossaire.
dominique lemoine Commentaire par dominique lemoine le 26 Juillet 2008 à 23 14
Bonjour,

Bertrand nous présente un mode de conversion de l'énergie solaire tout à fait intéressant pour certains pays : il s'agit de fabriquer de l'électricité par le solaire "thermodynamique" ou à concentration.

Comme le mentionne Jacques G, la France a été très brillante dans ce domaine dans les années 80 mais elle a abandonné une grande partie de ses recherches.

Les Etats-Unis ont, dans la même période, développé trois centrales d'une puissance de 354 MW pour alimenter un quartier de Los Angeles. Ces installations fonctionnent toujours ce qui montre la robustesse de cette technologie.

L'Espagne et Israël développent actuellement fortement cette solution technologique.

L'Allemagne souhaite développer cette technologie dans le Sahara (projet TREC soutenu par le DLR). Derrière ce projet, il y a tout de même quelques problèmes technologique et éthiques à régler.

Un grand consortium français est sur le point de relancer la technologie.

Il faut toutefois savoir que cette solution est bien adaptée aux pays très fortement ensoleillés (pour une même puissance, la surface au sol nécessaire est deux fois plus grande en Andalousie qu'au Maroc, deux fois plus grande dans le sud de la France qu'en Andalousie.

L'intérêt est que cette technologie peut fabriquer de l'électricité 24h/24, reste ensuite à le transporter comme le mentionne Jacques G puisque c'est une solution de production centralisée.

Il existe cependant des solutions de transport de très fortes puissances qui permettent le transport sur de longues distances avec de très faibles pertes (de l'ordre de 3% pour 1000 km). Ces solutions de transport nécessitent cependant des systèmes de conversion à chaque extrémité ce qui diminuent les rendements globaux.

Je pense que nous devrons faire cohabiter des systèmes de fabrication d'électricité localisés (fabrication de masse) et qui nécessitent des transports avec des systèmes de fabrication d’électricité délocalisée qui apportera leur contribution dans leur domaine de performance.

On ne pourra pas, je pense, promouvoir une fabrication d'énergie électrique complètement décentralisée, ce qui serait l'idéal pour diminuer les pertes, mais qui ne paraissent pas aptes (au moins aujourd'hui) à fournir une électricité de masse.

Ce point (fabrication d'électricité de masse) me conduit à reprendre les propos de Dominique B sur le nucléaire.

Je pense que le bouquet énergétique de chaque pays devra être adapté aux contraintes et capacités des pays en question. Que la France - l'Europe - possède un bouquet énergétique complet ne me semble pas être absurde : solaire thermique, photovoltaïque, thermodynamique, éolien marin, énergie des houles, biomasse, hydraulique, nucléaire ... et négawatt !

Mais, certains pays qui possèdent beaucoup de soleil, qui peuvent développer le solaire à concentration et qui n'ont pas les capacités scientifiques et technologiques, n'ont aucun intérêt à développer l'énergie nucléaire.

Je ne pense pas que l'on puisse dire que tous ceux qui sont pour une part de nucléaire dans un bouquet énergétique soient des malhonnêtes intellectuellement.

Certes le sujet est sensible, il faut donc en parler. Je suis de ceux qui pensent qu'il est préférable de développer une part de nucléaire dans un bouquet énergétique global français. Je ne pense pas être, pour autant, malhonnête intellectuellement car je connais les risques de ces solutions technologiques comme je connais les risques du déchet CO2 que l'on ne maîtrise pas.

Il n'est pas correct de faire, dans une démarche de prospective, les extrapolations présentées par Dominique B car si on applique ce type de raisonnement, rien ne passe dans aucun domaine.

Dans notre groupe de réflexion, il sera nécessaire de faire des propositions. Parmi celles-ci, il me semble important de pouvoir statuer sur :
- quelles sont les évolutions de la demande énergétique qu'il faut accepter sur la période 2008/2050 (où sont les économies pour limiter les explosions énergétiques envisageables malgré les bonnes résolutions européennes ?)
- comment promouvoir la décroissance énergétique et l’efficacité énergétique (par l’incitation, par la contrainte ?)
- quel bouquet énergétique envisageons nous de développer (quel niveau de R&D faut-il soutenir pour les développer ?)
- par quels moyens envisageons-nous d'assurer notre indépendance énergétique
- que faut-il attendre des collectivités locales ?
- quelles modifications de valeurs sociétales faut-il promouvoir (comment, à quelle vitesse ?)
champetier christian Commentaire par champetier christian le 24 Juillet 2008 à 12 48
Réponse à Jacques :
Il existe déjà un reseau electrique, on pourrait s'en servir pour injecter l'electricité obtenu par les centrales solaire que nous présente Bertrand.
Decentraliser la production demande une autre forme de gestion : pourqoui demander à EDF de s'occuper uniquement du transport et créer des structures publique ou semi-publique pour la production ?
Dominique Bied Commentaire par Dominique Bied le 22 Juillet 2008 à 23 01
La spéculation fait partie de notre environnement financier, que l'on soit d'accord ou pas. Il est alors intéressant de la regarder sous l'angle de son utilité par rapport au développement durable.

Dans ce mot on retrouve le verbe latin speculo, qui veut dire voir loin, autrement dit anticiper. Dans le milieu financier, un spéculateur anticipe l'avenir pour gagner de l'argent en jouant sur les raretés de l'économie dues à un déséquilibre offre/demande en fonction de ses liquidités disponibles.

Il est convenu chez les victimes de la hausse du prix du pétrole de diaboliser la spéculation et de se tourner vers l'état pour réclamer des aides ou des ristournes, ce qui revient au même.

De leur côté, les pays producteurs se reposent sur cette spéculation, sans pour autant la quantifier, pour limiter leur production afin de maintenir une rente.

En même temps, d'un strict point de vue du développement durable, les prix élevés du pétrole poussent l'ensemble de la société à réagir, à changer les modes de production et de consommation.

La spéculation trouve alors pleinement son utilité. Elle agit en prélevant sur une économie dépassée et obsolete. Tout se passe comme si une taxe supplémentaire était appliquée aux consommateurs.

On peut le regretter pour les plus démunis d'entre nous, mais il existe des solutions du côté de l'intelligence des mobilités, de l'intelligence des modes de vie. C'est aux élites et à la classe moyenne d'inventer et de porter cette troisième voie.

La spéculation est un signal qu'il faut savoir exploiter, comme tous les autres signaux de l'économie.
Jacques G. Commentaire par Jacques G. le 22 Juillet 2008 à 12 05
merci à Bertrand pour les belles réalisations de technologie de conversion (énergie primaire en énergie finale). Rappelons que la France a été un des pionniers dans le domaine, même leader. Lorsque que j'ai suivi des cours du Master "Energy" de l'Université de Melbourne en 1995, le "Dean WWS Charters de l'institut avait accueilli très amicalement le "frenchy" que j'étais. (je rappelle le contexte : reprise des essais atomiques à Mururoa !) (http://www.atse.org.au/index.php?sectionid=245)
Mr Charters était venu dans les années 80 en "pélerinage" en France, terre de "Thémis" et du four solaire d'Odeillo.

Je pense que ces solutions centralisées solaires ont une place dans le mix électrique. Pour mémoire, voilà une image connu, issue d'une étude de DLR, Allemagne (une sorte de "Nasa Allemande", si je me permettre cet énorme raccourci) :http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Fullneed.jpg

Mais il ne faut pas oublier :
Centralisé, veut dire que nous acceptons des lignes de transports d'électricité (certains parlent d'hydrogène, mais pour avoir tenté quelques calculs de coin de table cela est aujourd'hui plutôt très "irréaliste").
lignes veut dire :
- coût d'exploitation et maintenance
- vulnérabilité à tous gestes malveillants (terroristes,...)

Il est donc important de différencier, lors des évaluations de technologies de conversion, deux types de solutions : les centralisés -nécessitant du transports- et les décentralisés - valorisé et transformé sur le territoire- et non les sources renouvelables et sources non renouvelables.

Qu'en pensez-vous ?
 

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